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Libération des otages Camerounais : les séparatistes leur auraient coupé les oreilles et les doigts.

L’armée camerounaise a libéré neuf civils qui disent avoir été retenus en otage par des séparatistes anglophones pendant près de deux mois. Certains des otages libérés disent que les rebelles les ont torturés, coupant leurs oreilles et leurs doigts.

Des dizaines de personnes ont visité lundi le camp militaire dans la ville anglophone de Bamenda. Les visiteurs ont dit qu’ils voulaient savoir si leurs proches faisaient partie des otages libérés par l’armée camerounaise samedi.

Selon l’armée, les neuf anciens otages sont tous des hommes âgés de 16 à 27 ans.

Peter Atteh, 24 ans, dit avoir été enlevé dans le village de Pinyin par des hommes armés le 23 mars. Il affirme que les séparatistes l’ont accusé de collaborer avec l’armée lorsqu’il a refusé de se rallier à leur cause.

Atteh dit que pendant sa captivité, il a vécu les pires moments de sa vie.

« Nous dormions sur le sol nu. Nous n’avions rien à manger », a-t-il révélé. « Ils nous donnaient du plastique pour déféquer dedans, et plus tard ils nous disaient d’aller le jeter soit dans la brousse, soit dans la rivière. Même pour uriner, on nous donnait des récipients. Vous uriniez dans les récipients et le pire, c’est que nous étions battus. Battus avec une machette ».

Peter Atteh

Atteh a déclaré que six de ses doigts ont été coupés avec une machette lorsqu’il a tenté en vain de s’échapper.

Les séparatistes ont déclaré sur les réseaux sociaux que les ravisseurs étaient des criminels, et non leurs combattants – une affirmation que l’armée a rejetée.

Tous les otages libérés semblaient fatigués, affamés et négligés. Deux d’entre eux avaient une partie de l’oreille coupée. Deux des anciens otages ont déclaré avoir passé deux mois en captivité et que sept captifs ont été libérés après que leurs familles ont payé une rançon.

Atteh a déclaré que trois autres captifs qui ont accepté de rejoindre les combattants n’ont pas été torturés.

L’armée a déclaré que l’opération de samedi visait à libérer les victimes d’enlèvement dans les villes de Pinyin, Santa et Akum, dans le nord-ouest du pays. Elle a indiqué que neuf otages ont été libérés et deux combattants tués, tandis qu’au moins 20 hommes armés se sont échappés et se cachent dans la brousse.

Mildred Awemo, une ancienne étudiante de 26 ans à Pinyin, dit avoir vu les cadavres de deux civils après le raid militaire. Elle affirme que les troupes ont arrêté de nombreux civils et en ont torturé quatre qui ont été transportés d’urgence à l’hôpital de Pinyin par des villageois.

« Lorsque les militaires attaquent un village, ils ne font pas de distinction entre les combattants et les civils », dit-elle. « Ils se contentent de tourmenter tout le monde. Nous voulons être libres, mais les militaires doivent savoir qui sont les civils, car ils sont formés pour connaître les civils et les combattants. Les militaires sont formés pour combattre ceux qui tiennent des armes et non les civils qui sont inoffensifs. »

Mildred Awemo

Nka Valere, le commandant des troupes combattant les séparatistes dans le Nord-Ouest, nie tout acte répréhensible de la part de ses troupes.

Nka affirme que ses troupes vont intensifier les attaques pour nettoyer la ville anglophone de Bamenda, dans le Nord-Ouest, et ses environs, des combattants qui se cachent dans la communauté et créent des troubles.

Il dit que le devoir des militaires est de s’assurer que la paix totale et la sérénité reviennent. Ce dernier ajoute qu’il est impératif que la population collabore avec les troupes en dénonçant les combattants présumés qui se cachent au milieu des civils.

Les séparatistes se battent depuis 2017 pour se tailler une nation indépendante et anglophone du reste du Cameroun francophone.

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