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CAN 2021 : Les principaux problèmes rencontrés jusqu’à présent

Avant le début du tournoi, des rumeurs ont circulé selon lesquelles la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) serait à nouveau reportée. Bien qu’elles aient été démenties, la menace sécuritaire, la pandémie de Covid-19 et surtout la bousculade meurtrière de lundi mettent la CAN sous pression alors qu’elle se termine dans plus de dix jours.

Au moins huit morts et 38 blessés, c’est le dernier bilan de la tragique bousculade survenue lundi soir devant le stade situé à Olembe dans la banlieue de Yaoundé, avant le huitième match remporté par le Cameroun contre les Comores (2-1).

Surnommé Paul Biya, en référence au président du pays, ce stade, le plus grand du pays avec 60.000 places, a été livré avec trois ans de retard, juste avant le début de la compétition, alors que ses abords n’étaient pas terminés.

« De sérieuses inquiétudes »

Fin novembre, le secrétaire général de la CAF, Veron Mosengo-Omba, a écrit au ministre camerounais des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, pour lui faire part de « sérieuses préoccupations concernant l’organisation du tournoi ».

Le quart de finale prévu dimanche sera finalement déplacé dans l’autre stade de Yaoundé.

La situation sanitaire

Le Cameroun, qui devait initialement organiser l’édition 2019 avait un adversaire de taille : la pandémie de Covid-19.

Si elle a jusqu’à présent épargné l’hôte camerounais (ce qui a soulevé les commentaires surpris et dubitatifs de certains opposants), de nombreuses sélections ont été perturbées : Sénégal, Tunisie, Burkina Faso, Zimbabwe, Cap-Vert, Gabon (privé de sa star Pierre-Emerick Aubameyang).

Jusqu’à la situation paroxystique des Comores, qui ont dû jouer leur huitième de finale contre le Cameroun sans gardien de but professionnel, avec un arrière dans les buts.

Manque d’équité

Dans ce contexte, l’entraîneur de la Gambie, Tom Saintfiet, a critiqué le manque d’équité dans le traitement des équipes.

« Six joueurs dorment dans la même chambre, avec les mêmes sanitaires, la même douche », et « seuls deux, trois membres du staff ont une chambre, les autres dorment à deux dans le même lit, au moment de Covid-19 », a décrit le Belge.

Quant au milieu de terrain comorien, Youssouf M’Changama, il a dénoncé « le manque d’éthique » après l’élimination de son équipe après un match héroïque malgré les circonstances (2-1).

Menace sécuritaire

Séparatistes anglophones à l’Ouest, djihadistes de Boko Haram au Nord : c’est dans un contexte sécuritaire tendu que la Coupe d’Afrique des Nations s’est ouverte dans un pays en situation de guerre sur une partie de son territoire.

Avant l’ouverture du championnat d’Afrique de football, des rebelles indépendantistes avaient menacé d’attaquer les équipes jouant à Limbe et s’entraînant à Buea, dans l’Ouest.

Et le 12 janvier, à Buea, des échanges de tirs entre soldats et hommes armés ont fait des blessés, les autorités locales évoquant des « incidents sporadiques » qui n’ont pas été revendiqués.

Le terrain de Douala

La bourde du gardien de but ivoirien Badra Ali Sangaré contre la Sierra Leone (2-2) a fait le bonheur des réseaux sociaux. Mais pour de nombreux observateurs, elle est surtout imputable à l’état de la pelouse du stade de Douala, si désastreux que des rumeurs, démenties, ont circulé sur une délocalisation des matchs prévus dans ce stade, où l’Algérie, championne en titre, a joué ses matchs de poule.

Construit pour l’occasion, le stade de Japoma, l’un des deux plus grands de la compétition (50 000 places), souffre de la forte humidité de la région, de la chaleur et du manque de lumière.

Une décision arbitrale qui fait parler

La phrase « Un match dure 90 minutes » est un classique du langage des footballeurs. Un classique que l’arbitre de Tunisie-Mali (0-1) Janny Sikazwe, a fait mentir en sifflant prématurément la fin du match. Les images ont fait le tour du monde tandis que la presse tunisienne s’étranglait : « Honte », « farce », « mascarade ».

Un épisode « plus que mauvais pour l’image du tournoi », selon Patrice Neveu, entraîneur du Gabon. « L’image de la CAN ne dépend pas des Camerounais », « ils ne sont pas responsables de l’arbitre, il faut demander à Patrice Motsepe », le patron du foot africain, a réagi la légende des gardiens camerounais, Joseph-Antoine Bell.

Dans des conditions très difficiles (35°C et 65% d’humidité), l’arbitre a en fait souffert d’une insolation.

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