fbpx
Kapt Media
Society

Cameroun : Libération des étudiants condamnés à 10 ans pour avoir partagé une blague sur Boko Haram

À la suite de la libération de trois étudiants camerounais condamnés en 2016 à 10 ans de prison pour avoir partagé un SMS sarcastique faisant référence à Boko Haram, Samira Daoud, directrice du programme Afrique de l’Ouest et centrale d’Amnesty International, a déclaré :

« La libération de Fomusoh Ivo Feh, Afuh Nivelle Nfor et Azah Levis Gob, trois jeunes hommes qui ont été absurdement punis pour avoir simplement partagé une blague sur leur téléphone portable, est un grand soulagement.

Samira Daoud

Nous sommes ravis qu’ils aient été libérés ce week-end et qu’ils aient enfin pu retrouver leur famille après sept longues années passées derrière les barreaux.

Samira Daoud, directrice du programme Afrique de l’Ouest et centrale d’Amnesty International

« Tous ceux qui ont fait campagne sans relâche pour leur libération, notamment les plus de 300 000 personnes à travers le monde qui ont écrit en 2016 au président Paul Biya pour lui demander de mettre fin à cette injustice, se sont également réjouis qu’ils soient enfin libres. Ces trois étudiants qui ne faisaient qu’exercer leur droit à la liberté d’expression n’auraient jamais dû être arrêtés en premier lieu. Les autorités camerounaises doivent protéger les droits de l’homme et veiller à ce que toutes les personnes puissent s’exprimer librement sans crainte de représailles. »

Samira Daoud

Pour rappel,

Fomusoh Ivo Feh, Afuh Nivelle Nfor et Azah Levis Gob, trois étudiants qui avaient été condamnés à 10 ans de prison le 2 novembre 2016 par un tribunal militaire qui les a condamnés pour « non-dénonciation d’informations liées au terrorisme » ont quitté la prison ce week-end.

Cela fait suite à la décision de la Cour suprême du 16 décembre 2021 de réduire leur peine de 10 à 5 ans de prison, qu’ils ont déjà purgée.

Selon leur avocate, Victorine Chantal Edzengte, la Cour a maintenu les accusations de « non-dénonciation d’informations liées au terrorisme » à leur encontre mais a annulé la peine de 10 ans.

En décembre 2014, Fomusoh Ivo Feh a reçu un message texte d’un ami, disant : « Boko Haram recrute des jeunes à partir de 14 ans et plus. Conditions de recrutement : 4 matières au GCE, dont la religion ».

Le message de son ami se voulait un commentaire sur la difficulté de trouver un bon emploi sans être hautement qualifié – il plaisantait en disant que même le groupe armé Boko Haram ne vous recrutera pas sans de bons résultats aux examens.

Ivo a transmis le message à Afuh Nivelle Nfor, qui l’a envoyé à Azah Levis Gob. Un de leurs professeurs a vu le texte, ayant confisqué le téléphone, et l’a montré à la police. Ivo et ses amis ont tous été arrêtés. Ils ont été transférés à la prison de Yaoundé le 14 janvier 2015.

Amnesty International a fait campagne pour leur libération et plus de 310 000 personnes à travers le monde, dont l’ancien attaquant de football camerounais Patrick Mboma, ont écrit au président Paul Biya.

Related posts

BRI : Un élan et une stabilité pour l’Afrique francophone

Franklin NIMPA

U.S.A : Un Camerounais condamné pour fraude en ligne

Franklin NIMPA

Des efforts déployés par l’Église pour mettre fin à la corruption au Cameroun

Franklin NIMPA

Un défi de taille pour l’Afrique : Ne pas devenir la « poubelle » mondiale du plastique

Franklin NIMPA

Kenya : Le mari de l’athlète poignardé sera jugé le 9 novembre

marie Lisette Zogo

Nord-Ouest : Une élève de 7 ans aurait été abattu par un policier

marie Lisette Zogo

Leave a Comment