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CAMEROUN : LE RETOUR DE SPIKE LEE OU LE DANGER DU LIEN AFFECTIF AVEC LES NOIRS AMERICAINS

Lors d’un déjeuner accordé au réalisateur américain offert par l’ambassadeur du Cameroun en France, Spike Lee a annoncé sa venue au Cameroun lors de la CAN 2022 après avoir réitéré ses origines camerounaises.

« A la suite des recherches faites dans ce cadre, «on a découvert que mon épouse était d’origine Sierra-léonaise. Du côté de ma famille paternelle, on s’est aussi rendu compte que mes ancêtres de la région aujourd’hui appelée Cameroun et que du côté de ma famille maternelle, mes ancêtres étaient originaires de la région aujourd’hui appelée Niger. Mon épouse et moi nous sommes assis lorsque nous avons eu les résultats. C’était un grand moment d’émotion de savoir juste où nos ancêtres avaient été volés», expliquait en 2004 le célèbre réalisateur dans une interview accordée à un magazine américain en ligne (Movie Insider).

Depuis plusieurs années l’Afrique assiste à une déferlante d’arrivée d’Afro-américains sur le continent. Quels seraient les dangers du lien affectif que nous entretenons avec cette diaspora nord-américaine ?

1. HOSPITALITÉ ET INSOUSIANCE.

Lorsque les africains accueillent les premiers explorateurs, ils sont dans la logique d’une Afrique, génitrice de l’humanité qui a pour devoir, de recevoir ses enfants. Ce qu’ils oubliaient c’est que l’environnement, et d’autres facteurs avaient pervertis ces enfants et fait d’eux de véritables prédateurs.

Aujourd’hui encore, nous payons le prix de notre hospitalité.

En 2006, lorsque Bush créait AFRICOM (Commandement des États-Unis pour l’Afrique), c’est le couronnent d’une politique de recolonisation de l’Afrique suivant le modèle occidental qui a démarré depuis 1972 et qui est passé en 2001 par l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), une loi qui vise le « soutien » de l’économie africaine en leur facilitant l’accès au marché américain pourvu qu’ils suivent les principes de l’économie libérale.

Avec des méthodes purement stratégiques, c’est en premier la religion qui sera instrumentalisée par le principe de liberté relieuse et à partir de laquelle les églises réveillées vont voir le jour sur le continent. Ces créationnistes nous enfoncent dans un radicalisme religieux à travers le financement de nouvelles églises, puisqu’il vous suffira juste de pouvoir réunir autour de vous 4 fidèles pour bénéficier du soutien américain à travers les formations, rencontres organisées par les pasteurs surtout noirs américains, trois fois plus nombreux que ceux de races blanches.

Le processus de la religion est déjà entamé et très bien huilé, il n’y a qu’à voir le foisonnement de prophètes et pasteurs d’églises évangéliques, pentecôtistes ou tout simplement chrétiennes prosélytes dans nos grandes villes. Tous ces gens qui ont de très bon rapport avec les mêmes types d’églises américaines, ou plutôt avec leur quartier général, ont déjà quadrillé les pays d’Afrique et servent de poste avancé aux stratèges américains. Ils sont nombreux par pays mais on peut citer les plus notables comme T.B. Joshua au Nigéria, Tsala Essomba au Cameroun, Chris Oyakhilome au Ghana ou encore Alex Mitala qui dira très fièrement : « En tant que prophètes, nous, les pasteurs évangéliques, conseillons le gouvernement en privé. Pas question pour nous de manifester dans la rue ou de passer par les médias. Nous sommes en communication directe avec les plus hauts placés. » ; « nous adoptons une démarche non pas politique mais prophétique, comme Moïse. Or les prophètes ne rendent jamais compte publiquement de leurs interactions avec les dirigeants. ». Au vu cette parfaite maîtrise de la situation sur le terrain, détrompez-vous, la bête prédatrice américaine ne va pas s’arrêter là, elle va encore déployer d’autres tentacules venimeux pour bien étreindre sa proie et lui inoculer d’autres poisons encore bien plus toxiques que les premiers. C’est ainsi que nous sommes en train d’assister à l’avènement des Africains-Américains.

2. BIENVENUE CHEZ VOUS !!!!!

En 2006, Obama en tant que sénateur décide de faire une tournée Africaine qui va débuter en Afrique du Sud pour se terminer au Kenya, son pays d’origine.

C’est à bras ouvert que les Kényans vont accueillir ce « fils prodigue », oubliant que ce dernier venait mettre sur pied les graines d’une recolonisation du Kenya.

Après son soutien au Candidat malheureux Raila ODINGA, qu’il a fait passer, lors de sa campagne, comme étant son cousin. Le pays va basculer après les élections dans une crise qui fera par la suite 1500 morts.

Le soutien d’Obama à Odinga trouvera une explication dans la mesure où, son brillant concurrent, Mwai Kibaki, et autocrate au pouvoir depuis 2003, avait obtenu des résultats économiques remarquables: la croissance annuelle passée de 3,9 % à 7,1 % du PIB. La pauvreté a reculé de 56 à 46 %, Kibaki avait trouvé un nouveau partenaire pour le développement: la Chine où il avait effectué en 2005 et en 2006 des visites dans la ville de Shanghai.

Cette méthode qui consiste à se faire amadouer par une originaire de chez nous ayant « réussi » aux États-Unis n’est que la face cachée d’une pratique qui se fait depuis longtemps sur notre continent et qui représente un joker pour notre ennemi, lorsque son utilité se fera ressentir

3. LES NOIRS AMÉRICAINS, UNE « NATION » DE DÉSHÉRITÉS À LA

RECHERCHE D’UNE PATERNITÉ AFFECTIVE ET SURTOUT PRESTIGIEUSE.

« Abeg » (S’il vous plaît) ne me jetez pas les pierres, moi aussi j’ai de la sympathie pour les noirs américains avec lesquels nous avons des ancêtres communs, ancêtres qui ont vécu les supplices du même prédateurs qu’aujourd’hui. Mais il faut avoir une lecture froide de l’histoire afin pour nous de déployer les stratégies correctes en lieu et place de plaidoyers et de vœux pieux pour la réconciliation, l’amour, le pardon, la rencontre avec les frères parti ailleurs, … et que sais-je ? Quelque chose attire notre attention quand on lit ceci venant du réalisateur noir américain Spike Lee :

« J’ai grandi à Brooklyn et New York et j’ai toujours envié mes amis américano-italiens quand arrivait l’été. Ils rentraient en Italie où ils retrouvaient leurs familles. Mes amis Portoricains retournaient à Porto-Rico. Mes amis Irlandais retournaient en Irlande. Et moi, j’allais en Alabama ou en Géorgie où les miens se trouvaient. Seulement, je savais que ce n’était pas de là que nous venions. Je l’ai toujours un peu mal vécu. Maintenant que la possibilité nous est donnée par la science et les études ADN, les Africains-Américains ont désormais la peuvent retrouver les traces de leurs ancêtres. Cette possibilité est offerte par un organisme qui s’appelle African Ancestry Company. »

Il en ressort quoi quand on lit notre … frère Spike Lee. Le prédateur qui a déporté durant des siècles des africains pour les amener en tant que bétail en Amérique du Nord s’est assuré de vider l’être du noir de toute substance pour y introduire tout ce qu’il désirait. Aujourd’hui les noirs américains n’ont rien d’autres sur lequel s’accrocher si ce n’est ce que le maître lui a servi, surtout pour ce qui s’agit de la spiritualité chrétienne qui a été un élément stratégique très important pour asservir les noirs déportés. Des différents peuples qui constituent l’Amérique, le noir est le seul qui se rattache toujours aux sévices et aux souffrances (l’esclavage) quand on essaye de s’accorder sur les origines, au-delà, c’est le black-out total. Aucun noir américain ne sait réellement d’où il vient en Afrique, ce continent riche en peuples et civilisations ; encore faudrait-il qu’il soit conscient de cette richesse, dès lors que même certains subsahariens ne le voient pas ainsi. S’il veut se débarrasser des leçons du maître pour se réfugier dans une certaine authenticité, il n’a rien à se mettre sous la dent. Même les amérindiens autochtones dont les ancêtres ont été massacrés à l’arrivée des colons européens sont mieux lotis. Ils savent au moins qu’ils sont chez eux et se rattachent chacun aux apaches, aux iroquois, aux cherokees, aux navajos, aux sioux, …

4. TEST ADN : ALIBABA ALIBABA COMMENT S’APPELLE-MOI MÊME ?

La grande trouvaille vient donc du côté de la recherche ADN. Oui, face à cette frustration, avec les dernières avancées sur la recherche ADN, nous avons un certain engouement des noirs américains à se payer les services de certains laboratoires afin de connaître « scientifiquement » leur origine. Mais cette démarche pour connaître les origines nous rappelle ce jeu qu’on jouait à la cours de récréation du primaire. Avant de jouer, un certain emblématique Alibaba, avait la charge de désigner au hasard et sans les voir, les personnes devant appartenir à l’une de ces deux catégories : bandit ou policier.

À l’aide donc d’un coton-tige qu’on frotte dans la cavité buccale, un laboratoire serait capable de nous dire exactement quel pourcentage de sang européen ou asiatique ou africain coule dans vos veines. Là où cette histoire romantique devient complexe c’est que certaines firmes vont jusqu’à préciser l’origine ethnique à la fois de la ligné maternelle et paternelle depuis 500 ans. Sans vouloir se moquer des victimes de l’histoire, ces choses commencent à devenir loufoque, de qui se moque-t-on ? L’appartenance à une ethnie obéit-elle à un pourcentage de sang ou d’ADN ? Ou bien obéit-elle à des codes sociaux et culturels bien déterminés?

Attaquons-nous à l’argument scientifique. Selon les anthropologues, l’histoire des populations, de leurs déplacements et brassages sont bien trop complexe (même pour la courte période de 500 ans) pour déterminer de manière précise que tel marqueur génétique correspond bien à telle population. Il n’existe pas de gêne Peul ni Fang, ni Bamiléké encore moins Sénégalais ou Ivoirien, on remarque juste que certains marqueurs sont le plus souvent présents chez des habitants de telle région, région où peuvent se situer plusieurs ethnies ; et quand on sait qu’une même ethnie peut être présente sur plusieurs régions, ça complique encore plus les choses. En plus, les entreprises qui font ces tests « omettent » de donner les marges d’erreurs de leurs calculs, pouvant aller jusqu’à 10 %.

Attaquons-nous cette fois-ci, à l’argument le plus intéressant, parce que déterminant réellement la filiation à un groupe ethnique dans notre société. En août 2010, des généticiens affirment, après l’analyse des profils génétiques de différents membres vivants de la famille d’Hitler, que celui-ci était porteur de l’haplopgroupe E1b1b, un marqueur caractéristique des Berbères, dont la fréquence peut atteindre 80 % dans la population masculine de certains berbères marocains, de somaliens, de populations au Moyen-Orient et chez les populations séfarades et ashkénazes. Qu’est-ce que ce résultat veut-il dire ? La généalogie d’Hitler nous montre qu’il a une ascendance dans l’empire d’Autriche-Hongrie. Va-t-on s’arrêter sur ces résultats scientifiques et dire qu’Hitler est d’ethnie berbère ou somali ? Ou bien allons-nous nous pencher sur les codes culturels et sociaux qui déterminent la filiation de celui-ci à l’Autriche-Hogrie ? Navré que ces tests soient assez coûteux (de 100 à plus de 1000€) pour en faire un amusement, j’aurai proposé aux africains d’aujourd’hui de faire eux-mêmes des tests, ils seraient surpris de l’origine qu’on pourrait leur attribuer. L’appartenance à une ethnie ou à un peuple n’est pas une statistique, si ça se trouve même, les camarades de Spike Lee qui vont en Irlande ont un pourcentage élevés de caractères génétiques qu’on retrouve plus en Italie ou en France, mais on s’en fout parce que la filiation est socio-culturelle et historique.

5. AFRICAINS-AMERICAIINS : LA MAGIE QUI SE TROUVE DANS LA REPONSE D’ALIBABA

Comment comprendre Spike Lee quand il dit ceci : «on a découvert que mon épouse était d’origine Sierra-léonaise. Du côté de ma famille paternelle, on s’est aussi rendu compte que mes ancêtres venaient de la région aujourd’hui appelée Cameroun et que du côté de ma famille maternelle, mes ancêtres étaient originaires de la région aujourd’hui appelée Niger. Mon épouse et moi nous sommes assis lorsque nous avons eu les résultats. C’était un grand moment d’émotion de savoir juste où nos ancêtres avaient été volés». Sniff ! On a presque envie de partager leurs émotions, dans cette instrumentalisation de l’origine des noirs, qui tend à devenir une mode. Les ancêtres d’un noir américain sont-ils ceux qui, dans son lignage, ont été les premiers à mettre pied en Amérique ; ou bien sont-ils ceux ayant le plus participé au patrimoine génétique dans le lignage de cet Américain aux États-unis ?

La réponse en encore bien au-delà. Pour comprendre cela, on va faire simple. Le test ADN en question se concentre sur 2 types d’ADN qui se transmettent presque de façon identique d’une génération à l’autre : l’ADN-Y qui est transmis par le père et l’ADN mitochondrial (ADN-mt) qui est transmis par la mère. L’ADN-Y est exclusivement transmis au fils tandis que l’ADN-mt est transmis aux deux sexes. C’est pour cela que dans les résultats du couple Lee, nous avons une seule origine s’agissant de la femme qui ne possède que l’ADN-mt ; et deux informations pour Spike Lee qui possède à la fois l’ADN-mt et l’ADN-Y.

Continuons notre analyse, les tests disent être sûr jusqu’à cinq générations… Admettons-le ! En plus, on est bon parce que Spike Lee est la quatrième génération ou la cinquième génération depuis l’arrivée de ses ancêtres. Spike Lee est né de deux parents (le patrimoine génétique dépend de 2 personnes), ses deux parents sont nés chacun de deux personnes (patrimoine génétique de 4 personnes) les quatre grands-parents à leur tour sont nées de 2 personnes aussi (patrimoine génétique de 8 personnes) et ainsi de suite. Si Lee est donc la cinquième génération, il a quatre générations derrière lui et donc on a : 2 parents + 4 grands-parents + 8 arrières grands-parents + 16 arrière-arrières grands-parents = 30 ancêtres ont participé à son patrimoine génétique.

Je pose encore la question de savoir ce que veut dire l’origine ethnique. Ce mot « ethnique », est-il un synonyme de culture ou bien un marqueur dans nos cellules ? Parce que je ne comprends pas quand Spike Lee donne l’impression d’avoir versé des larmes quand on lui a dit qu’on ne peut pas faire son arbre généalogique ethnique (répartition ethnique de ces 30 ancêtres), mais on est sûr (probabilité supérieur à 80%) qu’au moins un de ses 8 ancêtres de base (quatre générations avant lui) du lignage paternel vient du Cameroun ; et qu’au moins un de ses 8 ancêtres de base du lignage maternel vient du Niger. Pire, à sa femme on a dit qu’au moins 1 ancêtre sur les 8 de base du lignage maternel vient de la Siérra-Léone, avec aucune information sur le côté paternel. Si quatre générations auparavant, les 16 ancêtres qui ont participé au patrimoine génétique de Spike Lee étaient tous d’ethnies différentes, on s’en fout, les ADN-Y et ADN-mt ont parlés.

Pour bien comprendre la gravité de ces interprétations scientifiques, considérons une fille née d’un père Gabonais et d’une mère Japonaise. Puisque cette fille n’a que l’ADN-mt qui ne vient que de la mère, on dira à cette fille que ces ancêtres sont Japonais, un point c’est tout.

Ça fait bien rire ces Camerounais, Libériens, Sierra-Léonais, … qui se réjouissent et brandissent même fièrement le fait que ces afro-américains soient leurs compatriotes ou tout simplement leur frère de même ethnie. Avant de vous réjouir, il faut partir sur les mêmes bases ! Vous savez que vous êtes de telle nationalité africaine ou de telle ethnie parce que vous le tenez de vos parents ou grands-parents; et non parce que vous connaissez votre ADN-Y ou ADN-mt comme ces afro-américains. Je vous suggère de faire les mêmes tests, j’espère que vous serez prêt à faire le déménagement, vu en plus que l’Afrique est le continent qui a la plus forte diversité ethnique (je parle des ADN).

À la fin, je préfère qu’un noir Américain me dise qu’il a besoin de ce lien avec l’Afrique noire, qu’il a pris une carte et qu’il a pointé sur un endroit au hasard en Afrique subsaharienne ; et le pays pointé, il a décidé d’en faire le sien. C’est plus simple, et au moins on ne passe pas pour avoir fait quelque chose de sérieux alors qu’il n’en n’est rien.

Qu’importe, aujourd’hui, le tapis rouge est déroulé à ces africains-américains qui non seulement sont reçu par les autorités administratives, parce qu’ils voient en eux des investisseurs, mais aussi et surtout par des autorités traditionnelles qui aujourd’hui ne résistent plus devant l’argent pour dispatcher des titres de notabilités à quiconque se présenterait avec une enveloppe. Des Camerounais aux États-Unis organisent personnellement des charters pour inciter ces gens, qu’un de ces Camerounais, Eric Chinjé, appelle affectueusement les « Caméricains », contraction entre Camerounais et Américains.

6. LA RECOLONISATION EST EN MARCHE : « YEMALE ! » C’EST COMME SI ALIBA NE VA DÉSIGNER QUE DES BANDITS

Ce ne sont plus les multinationales qui rachètent les terres, ce ne sont plus les ONGs qui prennent en charge des projets dans le social, ce sont nos « propres frères » revenus de très loin.

Lorsqu’on aura plus de terres pour nous et qu’après, on constatera que nos terres appartiennent en réalité aux grands groupes américains, on aura seulement nos yeux pour pleurer. Et comme toujours, ce sont nos dirigeants qui seront les premiers accusés, surtout par cette même diaspora qui organise des charters pour le retour des africains-americains au moment où l’Afrique n’est pas encore debout.

Vous dites que je veux développer le racisme entre frère hein ? Nooo ! Moi je constate seulement ! Le peuple a la mémoire courte. Le Liberia ça ne vous dit rien ? Vous connaissez le pays-là ? OK !

Le Libéria est une colonie créée en 1822 en Afrique de l’Ouest par une société « philanthropique » américaine: l’American Colonization Society. Ah ! La philanthropie, les bonnes intentions, un peu comme ces ONG qui nous aident à « développer l’Afrique ». Le but est de créer un État qui accueillera tous les noirs américains désirant retourner en Afrique. Là où on commence à ne plus beaucoup parler, c’est que les Américains ont toujours contrôlé le destin de ce pays et ses richesses depuis sa création. Comme le témoigne l’acquisition par Firestone Natural Rubber Company, une filiale du fabricant de pneumatiques américain Firestone, de 48000 ha de terrain pour la création de la plus grande plantation d’hévéa au monde jusqu’aujourd’hui. Et pour assurer cette main mise, les Américains se sont toujours assurés que leurs protégés noirs, cette fois-ci d’origine américaine, soient toujours aux commandes dans le pays. Ceux-ci à leur tour ont bien souvent du mépris pour les autres africains autochtones. C’est ainsi que ce pays fonctionne avec une fracture sociale, où d’un côté, les noirs d’origine américaine pensent avoir accédé à la civilisation et ont donc un droit naturel pour posséder le bâton de pèlerin.

Le seul président d’origine autochtone de ce pays s’appelle Samuel Doe, et on connaît comment il a fini : torturé, oreilles et les doigts coupés, il est finalement exécuté d’une balle dans la tête. Son corps est ensuite exposé nu dans les rues de Monrovia. Rappelons-nous aussi qu’après les résultats mitigés des élections libériennes en 2005, la gagnante d’origine afro-américaine, Ellen Johnson Sirleaf, propose avec mépris à l’ancien joueur de football Georges Weah, autochtone, un poste de ministre des sports et de la jeunesse. Weah étant donc son adversaire, avait perdu avec 40,4 % des voix. Certains diraient que le mépris s’adresse à la qualité du joueur de football (encore que pourquoi n’accorderait-on pas du crédit à un joueur de foot?), mais je dirais que le mépris s’exprime aux 40 % de Libériens qui ont estimés que Wéah était capable de diriger ce pays. Rappelons que les Américano-libériens représentent 40 000 personnes sur une population totale de plus de 3 800 000 libériens.

9. LA NATION QUI VIT EN OTARCIE ET SE DÉVELOPPE D’ELLE-MÊME

Certains panafricanistes de la nation noire veulent isoler les pays d’Afrique noire de potentiels partenaires stratégiques dont on pourrait se servir pour amorcer notre développement. À se demander s’ils font express de vouloir nous maintenir dans notre état ou bien sont-ils tous simplement naïfs. Ils justifient leur désir dans le fait que a nation noir n’a besoin de personne, surtout que nous avons nos « frères » des États-Unis qui pourraient nous donner tous les éléments qu’on chercherait chez un partenaire stratégique non noir.

L’occasion est ici de marteler qu’il faut penser et non aimer. Les relations entre États ne sont pas basées sur l’amour mais sur comment on pense nos stratégies. Les panafricanistes pour une Afrique noire nous préviennent que les potentiels alliés stratégiques d’aujourd’hui ne nous aiment pas, certains vont jusqu’à dire que la terre entière à l’ambition de nous exterminer. On les connaît bien ces alliés : les premiers sont les Russes qui sont blancs et seraient racistes ; les seconds sont les Chinois qui eux seraient des colonisateurs bis. Ce que ces gens oublient c’est que nous sommes en stratégie et que dans la plupart des cas, l’Afrique n’est jamais allé chercher un partenaire en Europe, l’Afrique a tout simplement été agressée. Avec les Chinois, aujourd’hui, c’est nous qui nous asseyons pour chercher des intérêts commun et stratégiques. Si dans ce deuxième cadre, avec ce nouveau partenaire et avec qui nous avons le compteur à zéro, des gens pensent que nous ne sommes pas assez intelligents pour tirer notre épingle du jeu, alors ce sont eux qui ont un problème avec les noirs. L’autre partenaire qu’est la Russie, et avec qui on a aussi le compteur à zéro, est tout simplement mis à la porte parce qu’il est blanc. 

La Russie n’ayant jamais été une nation esclavagiste, ni une nation colonialiste en Afrique à même opérer une mutation qui l’a conduit au communisme (avec l’avènement de l’URSS), une idéologie qui a été récupérée et utilisée dans la plupart des pays colonisés pour se libérer du joug de la colonisation.  Des pays faibles hier se sont alliés à ce partenaire stratégique pour s’élever et devenir des nations fortes et/ou indépendantes (même vis-à-vis de la Russie) comme la Chine ou le Vietnam.  Mais non, nos amis sont bloqué sur le racisme des Russes, à se demander d’ailleurs si les Russes aimeraient d’abord les Vietnamiens ou les Chinois. On nous dira que c’est différent, il existerait un complot mondial pour tuer les noirs. On dirait que ces gens ont eux-mêmes un sérieux problème avec l’intelligence des noirs, auquel ils ne veulent pas croire.

10. POURQUOI EST-IL NÉCESSAIRE D’AVOIR UN ALLIÉ STRATÉGIQUE ?

Un allié stratégique dans le cas de l’Afrique c’est celui qui est capable de te défendre dans les situations difficiles contre le prédateur occidental, un allié stratégique c’est le paratonnerre qu’on utilise quand la foudre de l’OTAN s’abat sur ta maison.

Qu’arriverait-il si cette foudre s’abat sur nous si nous les noirs sommes en Autarcie ? Nous sommes désolés mais actuellement aucune nation noire ne peut se défendre. Ne comptons surtout pas sur ces noirs qui sont aux États-Unis, ils n’ont pas le pouvoir là-bas. C’est bien beau d’amorcer le développement, encore faudrait-il le sécuriser. Pensez-vous que ce sont les envolées verbales des noirs américains qui vont nous protéger des bombes de l’OTAN, dès qu’ils se rendront compte qu’on pourra peut-être échapper à leurs griffes ?

On a l’impression qu’à force de rester exclusivement dans la littérature négro-africaine, beaucoup de choses qui se passent ailleurs dans le monde échappent à ces gens. Septembre 2013 a été un mois très crucial pour mesurer la capacité du couple Russie-Chine à respecter leurs engagements. Nous sommes en pleine crise syrienne, l’occident veut convaincre le monde entier que Bashar Al Assad a utilisé des armes biologiques pour massacrer son peuple. Bien sûr il n’y a pas de preuve, mais les alliés des Américains sont sur le pied de guerre. La Russie et la Chine bloquent les résolutions au conseil de sécurité. Malgré tout, les Américains et leurs amis français et anglais sont déjà en partance pour en découdre avec le régime têtu. Ce qu’on ne nous dit pas dans les médias occidentaux c’est qu’en même temps, les Russes déplacent aussi des bâtiments de guerre pour aller surveiller la côte Syrienne. Pendant longtemps, les navires de l’OTAN et de la Russie vont jouer au jeu du Chat et de la Souris, dans les eaux proches de la Syrie. Rappelons qu’avant cela, la Syrie est déjà sous embargo de l’Union Européen et des Etats-Unis. Ce qu’on ne nous dit  pas dans les médias c’est que lorsque l’occident décrète un embargo, il s’assure sur le terrain que son embargo soit vraiment effectif en envoyant des navires de guerre pour faire blocus cette fois ci à tout autre partenaire, même non occidental, qui voudrait échanger avec le pays visé. Gares à toi si tu n’as pas les moyens de contourner cet embargo, comme le témoigne l’embargo de l’Angleterre contre l’Iran, lorsque le premier ministre Mohammad Mossadegh nationalisa, en 1951, la compagnie pétrolière Anglo Iranian Compagnie. L’embargo  asphyxia le pays : plus rien n’entrait et plus rien ne sortait.

Fort de ce constat, et concernant l’embargo syrien, les Russes envoient des navires sur la route des eaux qui mènent à la Syrie. Les alliés stratégiques qui ont du cash et les industries tournant à plein régime comme la Chine, ignorant l’embargo de l’occident, vont continuer leurs échanges avec la Syrie et acheminer les produits à travers le corridor sécurisé par les navires de guerre Russes. Cette démonstration de force du pacte Russo-Chinois va créer une réaction en chaîne auprès des diplomaties de ces deux pays. Certains pays faibles stratégiquement, qui attendaient de voir les capacités de ces deux pays, vont faire le pas décisif pour aller signer des contrats stratégiques et de coopération. Aujourd’hui encore, les occidentaux renouent  les relations économiques avec le Zimbabwe, alors que la politique de Mugabe s’est plutôt radicalisée. Merci à l’alliance Sino-Zim. Voilà pourquoi, malgré les milliards de dollar Libyens sur le continent, l’UA ne pouvait pas arrêter les chasseurs de guerres de l’OTAN. Ce sont ceux-là qui nous demandent de vivre en autarcie qui étaient les premiers à dire que l’UA n’a rien pu faire pour Kadhafi.

Au vu de ce qui précède, certain seront toujours convaincu que nous pouvons et devons-nous en sortir seul, contents de nous avoir laissé à la merci du prédateur qui ne trouvera jamais un allié capable de déplacer des bâtiments de guerre pour nous, de nous ravitailler de façon continue si besoin est, de nous offrir des systèmes ultra-modernes de défense contre avion, …

11. UN HEROS MECONNU DES AFRICAINS.

Indépendant depuis 1847, le Liberia est marqué par la domination des anciens descendants d’esclaves.

En 1917, le Liberia devient une base militaire américaine pour les différentes guerres dites mondiales et le capitalisme américain s’installe. La Firestone Tire and Rubber Company obtient du gouvernement libérien une concession pour une plantation d’hévéas de 48 000 ha faisant de la production du caoutchouc la principale activité économique. Les anciens esclaves deviennent des nouveaux maîtres avec pour esclaves les autochtones. Les anciens esclaves deviennent pires que des colons, et les autochtones n’auront pas le droit de vote, subiront les travaux forces. En gros, les afro-américains sont tels des nouveaux colons, jusqu’à ce que ce fait soit dénoncé par la Société Des Nations. Malgré cela, les afro-américains descendants auront la main mise sur le pays, le Liberia devenant une terre de prospérité pour les multinationales américaines et allemandes. Les anciens esclaves nourrissaient une animosité face aux autochtones jusqu’au l’arrivée en 1980 du jeune sergent Samuel Kanyon Doe.

Il est le premier président autochtone du pays et ses embrouilles avec Washington commencent à partir du moment où Doe se retourne vers Sekou Toure. Doe va donc décider d’exproprier les terres aux firmes américaines et étrangères pour les nationaliser au profit de l’État.

Candidat à la présidence de 2005, le très populaire Georges Weah perdra les élections au profit de celle que les Libériens appelaient la candidate de l’Amérique. Pour Georges Weah, Samuel Doe était un héros.

En 2011, George Weah et Winston Tubman, chefs de file de l’opposition au Liberia, ont estimé que la présidente Ellen Johnson-Sirleaf ne méritait pas le Nobel de la paix 2011, jugeant l’attribution de ce prix comme une ingérence dans les affaires intérieures à quelques jours d’un scrutin clef.

Albin Njilo et Lego Cef

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