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Cameroun : Enlèvement des ouvriers d’une plantation de caoutchouc par des séparatistes

Les autorités camerounaises accusent des séparatistes anglophones d’avoir enlevé huit travailleurs d’une plantation de caoutchouc vendredi dans la région instable du Sud-Ouest du pays. Le syndicat des travailleurs agricoles du pays plaide pour que les travailleurs soient libérés sains et saufs.

Un homme s’exprime en anglais pidgin et présente huit hommes et femmes comme des ennemis des groupes séparatistes qui luttent pour créer un État anglophone indépendant dans l’ouest du Cameroun.

Dans la bande audio, extraite d’une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, l’homme affirme que des combattants ont enlevé les civils pour avoir collaboré avec les troupes gouvernementales camerounaises.

La vidéo semble également montrer les hommes et les femmes tenant des fusils. Le locuteur de la vidéo affirme que les séparatistes attendent des civils qu’ils utilisent ces fusils pour combattre le gouvernement.

Les civils sont également forcés de chanter une chanson que le présentateur de la vidéo appelle l’hymne national de l’Ambazonie. L’Ambazonie est le nom de l’État que les séparatistes disent vouloir créer.

L’armée camerounaise affirme que les personnes vues dans la vidéo sont des travailleurs de plantations de caoutchouc enlevés vendredi dans la ville de Tiko.

Bernard Okalia Bilai, gouverneur de la région du Sud-Ouest où se trouve Tiko, affirme que les huit personnes enlevées sont des employés de la Cameroon Development Corporation.

Gabriel Nbene Vefonge, président du Cameroon Agriculture and Allied Workers Trade Union, a appelé à la libération des travailleurs.

« Nous appelons le groupe de personnes qui détient ces travailleurs à bien vouloir les libérer. Les travailleurs n’ont rien à voir avec le conflit armé. Ils devraient laisser les travailleurs tranquilles », a-t-il déclaré.

S’exprimant par le biais d’une application de messagerie depuis Tiko, Vefonge a déclaré qu’une mère allaitante figurait parmi les travailleurs enlevés.

Adamu Chinda, qui travaille dans la plantation d’hévéas de Tiko, affirme que des travailleurs ont emmené lundi la fille de la femme, âgée de trois mois, à l’hôpital de Tiko.

« J’y vais maintenant pour voir comment nous pouvons collecter de l’argent et acheter les choses essentielles dont elle [le bébé] a besoin. Qu’ils libèrent même la mère qui allaite pour qu’elle puisse s’occuper de l’enfant plutôt que de le laisser mourir par manque de soins », a-t-il déclaré.

Adamu Chinda

Ce n’est pas la première fois que des travailleurs de la Cameroon Development Corporation sont attaqués. En 2020, les responsables du complexe agro-industriel ont déclaré que plus de 6 000 de ses 20 000 travailleurs avaient fui les attaques, les meurtres et les enlèvements.

Le conflit séparatiste du Cameroun a commencé en 2016, après que des enseignants et des avocats des régions du Nord et du Sud-Ouest, où l’anglais est la langue prédominante, ont protesté contre une discrimination présumée de la majorité francophone du pays.

Le conflit a tué environ 4 000 personnes et déplacé plus de trois quarts de million de personnes.

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