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Cameroun : Arrestation de deux personnes avec 70 kg d’écailles de pangolin à Mbalmayo

La dite arrestation a eu lieu au cours d’une opération de répression menée par les agents de la Délégation départementale des forêts et de la faune du Nyong et So’o (région du Centre), en collaboration avec la compagnie de gendarmerie de Mbalmayo.

Au cours de cette opération, les deux présumés trafiquants ont été arrêtés à quelques mètres d’un poste de contrôle mixte composé de gendarmes, de policiers et d’agents de protection de la faune, situé le long de la route Mbalmayo-Sangmelima, à un endroit communément appelé « Carrefour Sangmelima ». Les suspects ont été arrêtés au domicile de l’un d’entre eux, avec deux sacs contenant des balances à pangolins pesant environ 70 kg et représentant jusqu’à 350 pangolins abattus. LAGA, une organisation chargée de l’application des lois sur la faune sauvage, a fourni un soutien technique aux agents pendant l’opération.

Des sources proches de cette affaire, qui ont requis l’anonymat, indiquent que les deux suspects sont soupçonnés d’être des trafiquants d’animaux sauvages, spécialisés dans la vente d’écailles de pangolin. Le rôle de l’un d’entre eux est de faire le tour des petits villages autour de Mengeme, Mengong, Meyo, et Mete pour acheter des écailles de pangolin, tandis que l’autre est chargé de vendre ces écailles à des clients venant des grandes villes comme Yaoundé et Ebolowa. Malgré l’interdiction totale de cette activité par la législation nationale et internationale, le commerce des écailles de pangolin se poursuit dans le pays. À titre d’illustration, la loi sur la faune de 1994 stipule que toute personne trouvée en possession de parties d’une espèce sauvage protégée est considérée comme ayant tué l’animal et est passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à 3 ans et/ou d’une amende pouvant atteindre 10 millions de francs CFA.

Bien que cette loi existe et que le trafic de pangolins représente un danger, tant pour l’espèce que pour l’homme, cette activité continue de sévir. Non seulement le pangolin est en danger critique d’extinction selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), mais le braconnage des espèces sauvages est dangereux pour l’homme.

La pandémie de Covid-19, qui décime des vies dans le monde entier depuis 2019, en est un parfait exemple, obligeant plusieurs organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 20 avril 2021, à demander la suspension de la vente de mammifères sauvages vivants sur les marchés alimentaires dans le monde entier. Il est donc attendu que l’arrestation et la poursuite des trafiquants d’écailles de pangolin aient un effet dissuasif sur ce commerce.

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