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Burkina Faso : Le chef de l’État prend le poste de ministre de la Défense au moment où les djihadistes menacent la sécurité du pays

En raison d’un remaniement ministériel annoncé mercredi soir, le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a repris le poste de ministre de la Défense, alors que des troubles politiques menacent.

Le président sera assisté dans cette fonction par le colonel Barthélémy Simporé, selon un décret présidentiel consulté par BBC Afrique.

Ce développement intervient dans un contexte de protestation de l’opposition contre la gestion du terrorisme par le gouvernement dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. La manifestation était prévue pour les 3 et 4 juillet.

Les groupes d’opposition ont déclaré que les manifestations visaient à rendre hommage aux victimes du terrorisme et à dénoncer la gestion par le gouvernement de la violence djihadiste dans le pays.

Plus tôt, les leaders de l’opposition ont appelé le Premier ministre Christophe Dabiré et le ministre de la Défense Chériff Sy à démissionner.

Les médias locaux rapportent que des djihadistes présumés ont organisé une attaque à Solhan, dans la région du nord-est, le 4 juin, et tué130 personnes, l’attaque la plus meurtrière au Burkina Faso depuis avril 2015.

Selon Reuters, des groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, initialement basés au Mali voisin, se sont retranchés dans tout le nord et l’est du Burkina Faso, lançant régulièrement des attaques contre des civils.

Les groupes d’opposition font pression sur Kabore pour qu’il reprenne le contrôle du pays et mette fin à une crise humanitaire dans laquelle plus d’un million de personnes ont été déplacées par la violence.

Kabore supervisera le ministère de la défense avec l’aide de Simpore, en remplacement de Cheriff Sy qui était à ce poste depuis janvier 2019. Simpore avait auparavant aidé à diriger la politique de sécurité nationale.

Selon de multiples rapports, les attaques de djihadistes dans la région sahélienne de l’Afrique de l’Ouest ont fortement augmenté depuis le début de l’année, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger, les civils en faisant les frais malgré la forte présence des casques bleus de l’ONU.

L’attaque de ce mois-ci porte à plus de 500 le nombre de personnes tuées par des islamistes armés dans la région du Sahel depuis janvier, selon Human Rights Watch.

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