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Amadou Vamoulké : Des avocats Français affirment que les charges retenues contre lui sont infondées, devant un tribunal camerounais

Deux avocats français ont présenté à un tribunal camerounais des éléments démontrant que les charges retenues contre Amadou Vamoulké, ancien directeur de la CRTV, sont infondées et doivent être abandonnées.

Ce cas s’est enlisé dans la procédure et n’a pas pu être résolu. Amadou Vamoulké est détenu depuis près de cinq ans sans procès et il s’agissait de la 67e audience, ce qui est inédit pour un journaliste camerounais.

Benjamin Chouai et Fabrice Epstein, avocats français qui ont rejoint l’équipe de défense, ont présenté au tribunal de Yaoundé les décisions rendues par quatre tribunaux français à l’encontre de l’expert-comptable choisi pour auditer les comptes de la CRTV sous la direction de Vamoulké entre 2015 et 2016. Ces documents révèlent que sa société française a été liquidée et jettent un doute sur sa légitimité et son éligibilité à auditer l’une des plus grandes entreprises publiques du pays.

Jusqu’à présent, son rapport a constitué la base d’une grande partie de l’affaire contre Vamoulké, qui est accusé d’avoir détourné des millions d’euros de fonds publics au profit de la CRTV.

« Ces éléments démontrent une fois de plus que les accusations portées contre ce journaliste sont une imposture », a déclaré Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. « C’est une confirmation supplémentaire que les aspects juridiques de cette affaire sont un écran de fumée destiné à faire taire le responsable d’une grande chaîne de télévision dont l’indépendance d’esprit et le professionnalisme sont perçus comme une menace pour certains intérêts gouvernementaux ».

Arnaud Froger

 » Cette monstrueuse machination, qui écrase la vie de ce journaliste depuis cinq ans, doit cesser. RSF demande instamment aux autorités camerounaises de libérer Amadou Vamoulké. Il n’a pas sa place en prison ».

Le procès se déroule en violation du droit national et international. Alertées par RSF, les Nations Unies ont demandé la libération du journaliste il y a un an, déclarant que sa détention n’avait « aucune base légale » et que de graves violations de son droit à une procédure régulière signifiaient que sa détention avait un « caractère arbitraire ».

Il souffre d’une maladie neurologique et court un risque sérieux de contracter le Covid-19. Plusieurs de ses compagnons de cellule ont été diagnostiqués avec le virus et hospitalisés ces dernières semaines.

Le Cameroun a perdu une place et se retrouve 135e sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2021 publié par RSF.

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